Le changement climatique
Le CTS pourquoi et quand ?
La chaîne CTS
Stockage/Valorisation
Le BioCCS


Le captage

Il est envisagé au niveau de sites où les émissions sont concentrées (installations industrielles).

Différentes filières sont aujourd’hui en cours de développement :

La postcombustion consiste à séparer le CO2 des fumées en sortie de chaudière. Elle peut concerner les installations existantes (on appelle « retrofit » l’adaptation d’une telle installation), ou des installations futures.

L’oxy-combustion consiste à augmenter la concentration de CO2 dans les fumées en utilisant de l’oxygène pur au lieu de l’air pour brûler le combustible.

La précombustion consiste à transformer le combustible en gaz de synthèse (mélange H2/CO) avant qu’il ne soit brûlé. Le monoxyde de carbone est alors transformé en CO2 et l’hydrogène sert quant à lui à la combustion.

On peut aussi comprimer directement les fumés quand celles-ci sont majoritairement composées de CO2 (concentration de CO2 supérieur à 90%). Cela s'applique particulièrement pour les procédés issus de la fermentation.

Le transport

Une fois le CO2 récupéré au niveau des installations industrielles, celui-ci doit être acheminé vers un site géologique adéquat pour son stockage. Le transport du CO2 ne pose pas de problème particulier et est déjà couramment pratiqué. Il peut se faire, à l'état supercritique (pression supérieure à 74 bars et à plus de 31°C) ou à l'état liquide, par pipelines ou par bateaux.

Pour les besoins de l'industrie pétrolière, le CO2 est déjà transporté dans des gazoducs.
La méthode est notamment employée aux Etats-Unis où plus de 900 millions de tonnes par an transitent dans 1 000 km de pipelines. Ce type de transport nécessite une bonne isolation et des installations de compression et d'injection adaptées.

Le CO2 peut également être transporté et injecté dans le sous-sol à l'état liquide : la température et la pression doivent alors être calculées pour le maintenir en phase liquide (par exemple 10 bars et - 40°C).

Le stockage

Une fois capté et acheminé, le CO2 va être injecté et stocké dans le sous-sol à une profondeur d'au moins 800 mètres.

Deux modes de stockage industriels sont envisagés :

Le stockage dans des gisements d'hydrocarbures épuisés.
Cette option est a priori la plus facile à mettre en oeuvre puisque ces structures ont retenu du pétrole et du gaz pendant des millions d'années et que ce milieu géologique est bien connu. L'injection de CO2 permet dans le même temps d'améliorer la récupération des hydrocarbures en place. Toutefois la capacité de stockage dans ces gisements est insuffisante et ils sont très inégalement répartis dans le monde et souvent éloignés des installations industrielles.
Des opérations de stockage expérimentales sont déjà en cours dans ce type de gisements.

Le stockage dans les aquifères salins profonds.
Ce sont des réservoirs d’eau salée non potable, situés à de grandes profondeurs, qui représentent le plus gros potentiel en matière de capacité de stockage. Ils sont mieux répartis à la surface du globe que les gisements d'hydrocarbures. Un effort important de recherche est engagé pour les caractériser et apprécier leur potentiel en termes de stockage géologique.

 


Principes de captage
Réseau de pipelines de CO2 aux USA © GIEC 2005

 

© GIEC